Bénéfice ou chiffre d’affaires : Quel est le meilleur indicateur pour l’entreprise ?

Vous êtes chef d’entreprise ou souhaitez créer votre entreprise et vous vous posez cette question légitime : Dois-je plus me fier au calcul du chiffre d’affaires ou à celui bénéfice ? En réalité, le chiffre d’affaires prévisionnel va conditionner pour une grande part (mais une part seulement) le bénéfice que vous obtiendrez. Nous avons déjà évoqué à maintes reprises dans ce blog les subtilités des charges, des coûts variables, etc. Mais comme indicateur, dois-je plus me fier au chiffre d’affaires ou aux bénéfices ? En réalité, cela dépend de l’usage, de la prévision ou de la réalité observée de l’entreprise. Explications.

L’indication de la rentabilité par les bénéfices est-elle meilleure ?

Vous êtes un gestionnaire, un admirateur de la comptabilité voire de la fiscalité. Vous avez raison de vous inquiéter des bénéfices. de toute manière, aucun chef d’entreprise ou actionnaire d’une entreprise ne travaille ou finance une activité pour la gloire. Il faut que ce soit rentable. Et ce, pour plusieurs raisons. La première et la plus légitime concerne la rémunération des dirigeants. Si vous êtes un Travailleur non salarié ou si vous avez opté pour des revenus sur les bénéfices générés par votre business, nul doute que cet indicateur de bénéfices est essentiel. D’abord parce que l’on a besoin de vivre, ensuite parce que l’on souhaite se conforter à l’idée que ce que l’on entreprend vous apporte des fruits, enfin parce que si vus souhaitez vendre un jour, il vous faudra proposer des bilans attractifs dans une très grande majorité de cas.

Si la rentabilité n’est pas directement liée à la trésorerie, des résultats déficitaires sur plusieurs années conduisent à une diminution des ressources au bilan et possiblement à la nécessité d’apporter en compte courant ou via d’autres ressources permanentes comme le crédit bancaire.

En quoi le chiffre d’affaires nous donne-t-il une estimation de la bonne santé de l’entreprise ?

Dans de nombreux cas, les observateurs se réfèrent au chiffre d’affaires réalisé plutôt qu’aux prévisions. Toutefois, c’est bien le chef d’entreprise qui doit s’intéresser à ces dernières car elles garantissent en partie des mouvements de flux touchant la rentabilité mais aussi la trésorerie de l’entreprise. Plus de chiffre d’affaires, c’est souvent plus de BFR (voir à ce propos notre article sur le calcul du BFR), mais aussi plus souvent l’opportunité d’espérer de la trésorerie supplémentaire. Dans la négociation d’un prêt avec une banque, le chiffre d ‘affaires est intégré, de même que pour la cession dans de nombreux cas; C’est en effet une part de marché et en soi une donnée économique très attendue.

Deux chefs d’entreprises se jaugent par leur activité, leurs capitaux peut-être mais souvent par leur chiffre d’affaires exprimé hors taxe. Voici donc en plus de son utilité légitime pour le bon fonctionnement de l’entreprise, une donnée que l’on peut qualifier aussi parfois de vanity metric.

Il faut indépendamment analyser chiffre d’affaires et bénéfice

La meilleure opportunité pour un analyste est de faire un rapport entre le chiffre d’affaires et le bénéfice au regard du secteur d’activité. Mais au-delà de cette question, si l’on prend par exemple les besoins de cession ou de reprise d’une entreprise, chiffre d’affaires et bénéfices participeront différemment aux négociations. L’analyse d’un bénéfice peut être la cible de criques autant que le volume des ventes.

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