Comment trouver une mission de télésecrétariat, un travail ?

Il suffit paraît-il de traverser la rue pour trouver un job. Beaucoup ont essayé mais tous n’ont pas réussi. Cela dit, pour reprendre cette formule et dans un même esprit : 100% des gagnants ont tenté leur chance. Si trouver ou retrouver un emploi aujourd’hui dans le télésecrétariat n’est pas ce qu’il y a de plus évident, il reste encore des marges de manœuvre. Essayons sereinement de faire le tour de ces besoins dans ce présent article.

Comprendre les prix et tarifs des missions que l’on trouve sur le marché

Embaucher doit toujours être considéré comme un investissement ; C’est beaucoup plus que l’achat d’un travail ou d’une prestation, c’est l’intégration d’un collaborateur sur un projet commun mais nous n’évoquerons pas ce point ici dans la mesure où il existe actuellement un déséquilibre flagrant sur le marché de l’emploi ; Volontairement, partons sur l’angle économique et comptable.

Comptablement, les emplois représentent la valeur ajoutée dans un compte de résultat. Or, c’est bien cette valeur ajoutée qui définit pour beaucoup les choix tarifaires, en dehors des éléments liés au marché bien évidemment. Ceci signifie que si vous souhaitez vous investir dans une entreprise d’un domaine d’activité quelconque et vous propulser sur un marché de l’emploi ciblé, le fait de connaître les tarifs pratiqués par les entreprises permet d’envisager plus logiquement le montant de votre rémunération.

En d’autres termes, si vous facturez une prestation à l’heure de 50 euros, n’envisagez pas une rémunération effective équivalente au tiers de ce montant lorsque vous êtes prestataire (coûts de structures, charges externes et fournisseurs, investissements, etc.). Vous imaginez donc dans ce cas le tarif envisageable si vous êtes prestataire ou employé… Le SMIC, c’est parfois déjà un maximum pour certains recruteurs.

Micro-tâches, temps effectif travaillé et scalabilité dans les services

Les « modèles » start-ups évoquent souvent la scalabilité. En d’autres termes, il s’agit ici d’être en mesure de générer de la croissance d’activité sans entamer la rentabilité. Or, l’un des éléments comptables les plus liés à la rentabilité en mode croissance, ce sont les charges variables. Nous vous invitons sur ce ce point à étudier à nouveau notre article sur la définition du BFR. Les entreprises sont aujourd’hui friandes de ce modèle de rentabilité.

Dans certaines activités de prestation de service, comme par exemple la permanence téléphonique, les salaires des productifs comme les télé-secrétaires sont partiellement liés à l’augmentation du chiffre d’affaires. Plus vous avez d’appels entrants par exemple, plus vous aurez besoin de personnel pour décrocher le téléphone. Cette réalité est souvent combattue directement par un pré-décrochage, une musique d’attente avant et parfois pendant le traitement de l’appel, etc.

Durant ces périodes de traitement, une télé secrétaire pourra effectuer un ensemble de micro-tâches. Il est très fréquent de voir des entités sous-traiter ces micro-tâches d’abord parce que la valeur ajoutée n’est pas considérée par l’entreprise, ensuite parce que sous-traiter revient à diminuer le coût imputable dans le tarif final. Un bot, un logiciel ou une fonctionnalité de celui-ci peut assister la personne dans son travail à défaut de petites mains dédiées. Ces coûts intermédiaires sont scrutés très largement dans ce cas pour maximiser le temps effectif travaillé au traitement des appels eux-mêmes (pour ce qui concerne notre exemple). L’entreprise envisage ainsi d’investir dans des procédures d’automatisation des tâches à défaut parfois de l’embauche de personnel, voire même de sous-traitance dans certains cas.

Ne pas trouver mais choisir sa mission de télétravail

Si vous avez suivi ce qui précède, vous comprenez que du point de vue du salarié, le positionnement dans la chaîne de production d’un bien ou d’un service a intérêt à se faire là où il y a valeur ajoutée. Pour être plus clair, si la prestation la plus valorisée est la prise d’appels, elle est probablement plus liée à la croissance du chiffre d’affaires, elle se révèle ainsi plus indispensable et non automatisable. Les possibilités de négociations en découlent évidemment aussi.

Mais au-delà de cette réflexion à avoir et qui constitue pour vous qui recherchez un travail un « argument de vente », c’est un état d’esprit qui peut vous permettre de vous aider dans votre quête de job. Le langage populaire, la vision du marché de l’emploi aujourd’hui nous suggère d’en trouver. Mais pourquoi ne pas envisager l’inverse ? Question d’approche au-delà des réalités économiques…

Méthodes pour avoir des opportunités de job

Les méthodes classiques pour trouver du travail fonctionne encore aujourd’hui. Mais il faut avoir une démarche « inbound » (en plus) qui consiste à faire venir à soi les recruteurs. Vous le savez probablement et si vous reprenez cet article sur les clubs entreprises, vous pourrez redécouvrir la notion de force des liens faibles. Les opportunités d’emploi se génèrent par l’activation non pas simplement de votre réseau proche, mais aussi par les contacts de personnes plus éloignées. Et pour cause, une information circule d’autant mieux qu’elle n’a pas été livrée par ailleurs. On pense ici à l’usage de Linkedin (Ne perdez pas votre temps sur Facebook sauf à proposer des contenus adaptés ou à fréquenter des groupes de votre métier afin de faire étalage de votre expertise).

Informez-vous toujours un maximum sur l’entreprise et le dirigeant le recruteur. Chacun laisse toujours des traces sur le Web.

Les opportunités de missions sont également accessibles par votre recherche experte sur Google et certaines plateformes d’emplois reconnues.  De toute manière, c’est en sollicitant que vous trouverez les opportunités. Mails , téléphone, mails relance, relance téléphone, etc. Ne lâchez pas lorsque vous avez trouvé une opportunité. Il faut sortir vos atours commerciaux pour l’occasion : Le bourrinage est accepté et si on vous dit d’arrêter, et bien ce n’est pas grave, vous aurez épuisé les options.

Fixez-vous une deadline. Si vus n’avez pas de touches à une date précise, c’est  possiblement que vous ne vous y prenez pas correctement. Dans ce cas, sollicitez (et c’est de toute manière vivement conseillé) l’appui et l’accompagnement de professionnels, pourquoi pas un coach.

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